Apprendre ensemble avec le web en 2015

Day of the MOOC

Nous avons choisit d’orienter la discussion suivant plusieurs axes. D’abord un petit point sur les MOOCs : sont-ils vraiment innovants. Ensuite nous verrons que d’autres solutions existent, notamment dans le domaine de la programmation où l’apport des MOOCs est finalement très faible. Nous aborderons ensuite la considération des MOOCs par les entreprises. Nous entreverrons une autre méthode d’apprentissage en ligne qui est celle des jeux sérieux. Et nous finirons par une partie sur l’évolution de l’école dans tout ça.

http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/20843/les-moocs-dela-effet-mode#.VNUMs3Xf_UY
On commence avec un article intitulé : ”Les MOOCs, au delà de l’effet de mode.” Cet article est tiré d’une conférence de Thierry Karsenti (dont le rapport complet et la vidéo de la conférence sont en bas de l’article référencé ci-dessus). D’après lui, les MOOCs ne sont pas innovants. Les formations à distance existent depuis plus d’un siècle, et même si les cours sont sur internet, la pédagogie est la même que dans une salle : un prof qui parle devant des slides. De plus, les MOOCs présentent plusieurs inconvénients comme la triche aux évaluations, et la pseudo-gratuité (il faut souvent payer pour avoir le certificat associé). Enfin, la plupart des MOOCs ont très peut d’interactions entre les élèves et de suivi du prof, ainsi qu’un très gros taux d’abandons.

http://blog.educpros.fr/matthieu-cisel/2014/04/23/apprendre-a-coder-avec-les-mooc/
Cet article aborde un domaine particulier des MOOCs qui est l’apprentissage de la programmation : dans quelle mesure peut-on apprendre à coder avec des MOOCs.
Le constat de base est que les programmeurs n’ont pas attendu les MOOCs pour apprendre la programmation en ligne, internet ne manque pas de ressources à ce sujet. Entre les site de tutoriaux comme openclassrooms, les forums comme stackoverflow, et les sites permettant d’apprendre de façon interactive en développant directement en ligne accompagné d’un tutoriel comme codeacademy (dont est tiré l’animation du titre de l’article) et codeschool ; on peut être en mesure de se demander s’il reste de la place pour les MOOCs. Et l’on ne parle même pas des bibliothèques de code telles que github qui permettent aux utilisateur plus avancés d’apprendre de façon autonome par des exemples de codes concrets.
Internet est très adapté à l’apprentissage de la programmation, d’une part parce que les ressources sont disponible sur la machine d’exécution, mais aussi parce que la programmation est un domaine qui évolue très vite et qu’internet permet d’accéder à des ressources constamment actualisées.
On retrouve 2 types de MOOCs. Le premier est les MOOCs rédigés par des professionnels. On alors un modèle très proche de l’enseignement traditionnel où un professeur ou une équipe enseignante rédige en cours. Les évaluations sont alors souvent automatisées (de type QCM). Mais on retrouve aussi un autre type de MOOC qui tire partit de l’aspect collaboratif du web. Le contenue est rédigé par plusieurs utilisateurs, en collaboration. On peut alors trouver des méthodes d’évaluation plus riches comme de la correction entre paires. Mais au final, qu’il s’agisse d’un modèle ou d’un autre, ça reste très proche d’un modèle d’enseignement classique. De plus, la plupart des MOOCs sont organisés par sessions ce qui s’oppose à l’idée d’accessibilité du web qui est que toutes les informations sont accessibles n’importe quand.
Face aux MOOCs, on a les forums tels que stackoverflow, basés sur un système de questions-réponses. Ce qui fait la force de ces systèmes, c’est d’abord la grande diversité des contenus présents, mais aussi l’aspect communautaire très fort. Les utilisateur sont encouragés à participer pour aider la communauté et gagner en réputation ; n’importe qui peut proposer une solution alternative, up-voter ou down-voter les réponses suivant leur pertinence. Cela produit un système d’auto-modération qui met en avant les informations essentielles. Les réponses les mieux notées apparaissent en premier, et les réponses des personnes ayant proposé un plus grand nombre de bonne réponses sont mieux mises en avant que celles des personnes produisant habituellement des réponses moins utiles.
Pour finir, on voit depuis quelques temps apparaître de plus en plus de sites interactifs. Ces sites on l’avantage de placer l’utilisateur de façon réellement active, i.e. les mains sur le clavier. De plus, ils proposent une méthode d’évaluation plus riche que les MOOCs. Les utilisateurs sont invités à développer quelques minis programmes sur l’interface du site, et ces morceaux de codes sont exécutés en direct dans un framework de test en ligne, ce qui permet d’avoir une correction d’exercice complexe en direct.
En conclusion, les MOOCs ne sont qu’un dispositif parmi tant d’autres pour apprendre la programmation en ligne ; et suivant les profils d’étudiants, il ne s’agit pas forcément de la solution la plus pertinente : d’autres solutions plus riches et plus interactives existent.

http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/24776/que-vaut-reellement-mooc-sur-votre/#.VNSxcHXf95R
Même si l’objectif d’un MOOC est d’acquérir des connaissance, il ne faut pas oublier que in-fine la plupart des gens apprennent pour obtenir un emploi ; et cet aspect des choses est souvent passé sous silence lorsque l’on parle de MOOC. Cet article concerne la valeur du MOOC sur un CV.
Les MOOCs présentent plusieurs inconvénients : il n’y a pas de diplômes, la tricherie est facile lors des évaluations, et il n’y a pas de suivi personnalisé. Malgré cela, ils intéressent quand même les professionnels. Il n’a pas la valeur d’un diplôme (même si badge ou certification), mais il apporte un plus. Pour aller plus loin et s’assurer de la fiabilité du profil des étudiants, certaines plates-formes de MOOCs ont formées des accords avec des entreprises pour la recherche de candidats. Les entreprises fournissent des critères de sélection et un algorithme de la plateforme MOOC retourne les profils les plus adéquats.
Du coup, concrètement, qu’est-ce qu’apporte le MOOC ? C’est une preuve : de motivation, d’envie d’apprendre, d’implication, d’organisation et d’auto-discipline. En conclusion, à mis chemin entre “formation” et “centres d’intérêts”, un MOOC vaut la peine d’être mentionné sur un CV.

http://eduscol.education.fr/numerique/dossier/apprendre/jeuxserieux/@@document_whole2
De manière moins conventionnelle, un autre moyen d’apprentissage se développe avec internet : les jeux sérieux. Ce rapport propose plusieurs définitions de ce qu’est un jeu sérieux. On retiendra qu’il s’agit d’un outil de formation développé avec l’approche des jeux vidéos. C’est un jeu vidéo qui dépasse la seule dimension du divertissement et présente des aspects liés à l’enseignement, l’apprentissage, la communication, ou encore l’information tout en gardant les ressors ludiques propres au jeux vidéos. Ce sont des jeux présentant une réelle formation et qui ne s’adressent pas uniquement aux enfants, mais aussi aux professionnels. En ce sens, il faut bien les distinguer des jeux éducatifs qui n’ont eux pour objectif que de se familiariser avec un ordinateur.
Les avis sont partagés sur la pertinence des ces jeux dans une dynamique d’apprentissage. Pour certains, ils permettent de renforcer des acquis initiaux, mais pas de remplacer les apprentissages premiers, pour d’autres ils permettent de motiver et stimuler les étudiants en les rendant plus actifs, de les placer dans des situations plus interactives, voir dans des situations de simulation.

http://www.internetactu.net/2014/10/13/jules-ferry-3-0-recit-dune-convergence/
Pour finir, faisant écho à la publication du rapport du Conseil National du Numérique, intitulé “Jules Ferry 3.0, bâtir une école créative et juste dans un monde numérique.”, cet article propose plusieurs pistes d’améliorations qui pourraient être apportées à l’enseignement plus traditionnel.
L’auteur aborde plusieurs points. D’une part, le décloisonnement disciplinaire qui consisterait à introduire du numérique dans toutes les disciplines ; et d’autre part, l’apprentissage de la programmation, parce qu’il faut bien un point de départ, mais surtout parce que ça permet de mieux comprendre les machines, de plus en plus omniprésentes, qui nous entourent. D’après lui, il ne faut pas non plus négliger l’enseignement des pratiques sociales inhérentes à internet. Par ailleurs, l’enseignement de l’informatique pourrait être utilisé pour expérimenter de nouvelles méthodes d’enseignement tournées vers une organisation en projets et un travail collectif. Pour finir, l’auteur propose l’instauration une nouvelle filière au lycée, avec un nouveau BAC “Humanités numériques”.

Quelques autres liens intéressants :

http://www.scoop.it/t/education-recherche-universite-innovation (Scoop-it)
Agrégation d’articles de sites divers liés à la pédagogie, l’éducation et la formation.
De nombreux articles sur les MOOCs et l’évolution de l’enseignement.

http://cursus.edu/
Site sur la formation et la culture numérique

http://www.serious-game.fr/
Site proposant divers jeux sérieux classés par thématiques.

Thibault RIVE
Houssem Eddine SEDDIK
Mohamed SDIRI
Etienne LAPLANE

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